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BIOGRAPHIE SOMMAIRE
ZANIS WALDHEIMS 1909-1993

19 sept. 1909 : Naissance des frères jumeaux Zanis et Alfred Waldheims dans la ville de JAUNPILS dans la province de ZEMGALE en LETTONIE, d’un père (Ernest Waldheims, 1881-1935) dont les parents étaient d’origines polonaises et d’une mère de souche lettone (Pauline Kakstins, 1879-1956). Les parents de son père avaient un nom polonais qui finissait par  . . . Sky. Ses parents morts, son père fut adopté par un baron allemand portant le nom de Waldheims d’où il tire l’origine de son nom de famille d’adoption. Lors de son service militaire en Allemagne son père déserte et abandonne son protecteur pour vivre librement. Ils sont en pleine période de la naissance du nationalisme Letton. Ils vivent dans la région de Sloka jusqu’en 1914.

Juin 1915 : Son père est mobilisé par l’armée du Tsar Nicolas II pour aller combattre en tant que fantassin l’armée Allemande qui a envahi le territoire Letton.

Août 1915 : Pendant que le père est au front, la famille se réfugie chez le frère de sa mère, leur oncle Janis Kakstins qui vit à St-Pétersbourg. Ils fuient l’offensive Allemande lancée sur la ville de Riga la capitale de la Lettonie. Son oncle Janis Kakstins (1880-1960) est dans le giron immédiat des leaders de la future révolution russe: Lénine, Staline et Trotsky.

Février 1916 : Mort à St-Petersbourg, d’Elmars son frère cadet des suites d’une pneumonie contracté durant l’hiver. Ils doivent casser la glace le matin dans la cuisine pour se faire à manger.

Octobre 1917 : Désertion de son père de l’armée Russe qui est en pleine débandade. Son père va les rejoindre à St-Petersbourg. Dispute avec son beau-frère Kakstins qui est un Bolchévique Letton, tandis que son père est Menshévique..

Printemps 1918 : Retour de la famille à Riga. C’est la famine qui y règne. Son père se cache dans la forêt pendant que sa mère travaille dans les cantines allemandes pour faire vivre la famille où elle doit marcher 16 kilomètres deux fois par jours..

Novembre 1918 : Armistice. Ils quittent la ville de Riga pour Sloka. Son père fait fumer du poisson qu’il vend ou échange pour de la nourriture aux fermiers

Guerre de Libération, Nov. 1918 à Janvier 1920 : Son père retourne à la guerre pour combattre avec les Nationalistes Lettons contre les Allemands, les Russes Blancs et les Russes Rouges. Ils se retrouve en prison pour cinq mois à Jelgava avec son beau frère Janis Kakstins qui combat pour les communistes Lettons. Son père contracte la typhoïde. On le pense mort.

1919 : Pendant que le père est à la guerre la famille vit sur une ferme à Dobele ou Zanis travaille aux travaux de la ferme avec son frère Alfred. Il est bagarreur, indiscipliné.

Été 1923 : Mort de son frère Alfred à l’âge de 14 ans des suites d’une commotion cérébrale. Zanis reste le seul enfant vivant. Il n’est qu’en troisième année du primaire. Zanis fait des portraits, il y excelle tellement bien qu’il est présenté à un peintre Letton de renom (Karlis Ievins).

Été 1924 : Mort de sa grand-mère Anlyse qui joua un rôle important pour sauver Zanis de son rachitisme infantile. À la naissance, Zanis est tellement petit et faible, qu’elle le met dans une boite à soulier et dans un fourneau qui servira d’incubateur.

1925 : Passe une partie de sa 5ième année scolaire en pensionnat subventionné.

1926 : Il commence sa vie seule dans la grande ville de Riga en tant que journalier dans la construction. Il vit chez une de ses tantes et fréquente l’école le soir tout en apprenant le métier de menuisier charpentier.

1927 : Se trouve un emploi dans la construction comme menuisier charpentier. Il fait venir ses parents de la campagne et travaille avec son père sur la construction de ponts. Il manque de se noyer. Étudie le soir dans le but de terminer son secondaire.

1932 : Fait son service militaire à Daugavpils. Il est indiscipliné. Il excelle à la course à pied.

Mai 1933 : Se trouve un emploi au département des eaux et forêts pour le gouvernement Letton qui le pousse à terminer son secondaire qu’il termine en deux ans. Travaille comme dessinateur et deviendra statisticien. Il y travaillera jusqu’en octobre 1944.

1935 : Mort de son père (1881-1935). Il commence à fréquenter les filles et il est en amour avec sa cousine Zenta qui lui présente une fille qui deviendra sa femme.

1936 : Décide d’entrer à l’Université de Riga pour faire son droit.

Juin 1937 : Mariage avec Irene Migla, une infirmière qui lui a sauvé la vie des suites d’une appendicite mal soignée.

1938 : Son oncle Janis Kakstins est mis en prison par Staline. (Voir le livre ARCHIPEL DU GOULAG, tome II, Chapitre 11)

Avril 1938 : Naissance de leur fille Valda. Fréquente l’Opéra de Riga.

1er Sept. 1939 : Envahissement de la Pologne par les Nazis.

29 oct. 1939 : Envahissement de la Lettonie par les communistes de Russie. Fermeture de l’université de Riga.

Juin 1940 : Son oncle Janis Kakstins se rends en Lettonie pour affaire politique pour les communistes de Moscou. Il voit sa sœur Pauline, la mère de Zanis, et lui fait part de certaines informations relatives aux déportations imminentes de lettons récalcitrants vers la Sibérie.

Juin 1941 : Les Nazis attaquent la Lettonie (opération Barbarossa) et font avorter une déportation imminente de lettons vers la Sibérie. Stabilisation relative de la vie sociale.

Mars 1942 : Naissance de leur fils Uldis.

1943 : Occupation complète de la Lettonie par les Allemands.

Mars 1944 : Écrit ses derniers examens de droit à l’université de Riga. Ne peut obtenir son diplôme à cause du revirement de la situation politique avec l’avancé de l’armée russe vers l’ouest. Il écoute clandestinement la radio libre et est politiquement engagé contre les communistes et prédit la chute de l’Allemagne et l’instauration d’une dictature communiste en Lettonie. Ses confrères de travail au département des forêts qui pour la majorité sont communistes l’intimide pour ses opinions politiques.

Octobre 1944 : Fuite de la famille vers l’ouest de la Lettonie en direction de LIEPAJA suite à l’avancé des Russes sur Riga. Sa mère Pauline Kakstins ne suit pas, elle est trop malade.

Nov. Déc. 1944 : Il creuse des tranchés pour l’armée allemande dans la région de LIEPAJA. Des centaines de compatriotes partis le matin, sont déclarés manquants le soir. Il échappe de justesse à la mort. Il reçoit son laisser passer pour aller travailler dans un camp collectif dans les Sudètes en Tchécoslovaquie.

1er Janv. 1945 : La famille prend un bateau sous contrôle de l’armée allemande à LIEPAJA en direction de PILLAO en Prusse Orientale. Le bateau est pris dans une tempête de verglas et risque de couler à pic, tout le monde doit aller sur le pont pour casser l’accumulation de glace sur les superstructures.

3 Janv. 1945 : Avec son laisser passer en main, la famille prend le train et se rend avec d’autres lettons et leurs familles dans la ville de KOMATO dans la région des Sudètes (Montagne de la Tchécoslovaquie) pour travailler dans un camp de bûcheron pour les Allemands.

Mai 1945 : Vers la fin de la guerre qui est imminente, ils fuit le camp de bûcherons et se réfugie en Allemagne du coté américain dans la ville de KARLSBERG.

Juillet 1945 : Il se retrouve avec sa famille à Bamberg en Allemagne dans un camp de l’U.N.R.R.A. soit l’organisation de solidarité internationale crée en 1943 pour permettre d’accorder du secours immédiat aux nations ayant souffert de la guerre : rapatriement des prisonniers et déportés, secours en vivres, en vêtements, en matières premières, etc. En 1947, cette organisation cessa son activité.

Vie des problèmes politiques dans le camp de réfugié quand des anciens communistes truands prennent les commandes du camp. On le surnomme Churchill tant il se bât contre l’organisation mafieuse du camp contrôlé par d’anciens communistes et nazis.

Novembre 1945 : Est complètement dévasté quand il apprend la constitution du tribunal de Nuremberg pour juger les criminels de guerres Nazis. Il se révolte contre le fait que les alliées Américains, Britanniques et Français admettent les Russes sur le panel des juges alors qu’il les considère comme les plus grands criminels de tous les temps. Les millions de morts de la famine programmée en Ukraine suffisaient pour convaincre n’importe qui. Pour lui les communistes avaient prouvé à la face du monde leur cruauté et voilà qu’ils étaient parmi le panel des juges pour juger d’autres criminels. Les occidentaux trahissaient à ses yeux des valeurs fondamentales de justice et de démocratie; qu’il s’agissait là d’une réelle preuve d’aliénation de la part des dirigeants politiques occidentaux de l’époque et des intellectuels d’alors envers plusieurs sympathisant marxistes. De cet événement en particulier et de ses expériences de vie antérieure en ce qui a trait à une démarche visant l’humanisme, il prendra la ferme résolution de chercher à comprendre la complète stupidité des biens pensants et à mettre de l’ordre dans sa tête pour trouver une certaine sécurité intérieure voire de n’accepter aucune chose ou fait significatif avant d’avoir trouver toutes les relations dans son entendement conscient.

Avril 1947 : Avec une permission spéciale du commandant du camp UNRRA à Bamberg, il se rend à Hambourg en Allemagne pour aller chercher une attestation de fin d’étude en droit de l’Université de Riga auprès de l’ancien doyen de la faculté d’économie et de droit travaillant maintenant à l’Université de Hambourg, document contresigné par l’ancien secrétaire de l’université et le chancelier de l’Université de Hambourg.

Février 1948 à Mai 1949 : Va travailler pour la Société des Aciéries de Longwy en France avec un ami (Janis Rosberg, voir photo) dans la région de Thionville laissant sa femme et ses deux enfants derrière. Dur labeur et salaire de crève faim, le coût de la vie est très cher et il n’y a pas de possibilité d’avoir un logement. Il demeure au 79, route de Metz. Problèmes avec son employeur quand il fait de l’agitation syndicale.

Janvier 1949 : Séparation d’avec sa première femme Irene Migla.

Mai à septembre 1949 : Avec son papier de déclaration de changement de résidence en poche, il part de la région de Thionville pour aller dans la région parisienne avec Janis Rosberg pour trouver du travail. Chômage pour quatre mois. Ils vivent au 114 rue du Chemin Vert, Paris 11ème. Écoulent toutes leurs maigres économies. En désespoir de cause, ils écrivent au Délégué Général de l’Organisation Internationale pour les Réfugiés (OIR) pour régulariser leur situation administrative afin de se plaindre pour qu’ils les aident à trouver du travail. Ils seront supportés pendant quatre mois par l’Alliance Française. Comme passe temps, il étudie le Français et visite le grand Paris.

Juin 1949 : Rencontre de Bernadette Pekss  lors d’une fête lettonne traditionnelle ( « Janu diena » qui travaille pour une famille française en tant que couturière et domestique. Bernadette est comme Zanis, une réfugiée lettone qui avait fuit l’avancé russe en même temps que lui. Ils se souviendront vaguement de s’être croisée à LIEPAJA en 1944.

Septembre 1949 à janvier 1950 : Se trouve du travail à la Société des Forges et Ateliers du Creuzot en tant que manœuvre grâce au patron de Bernadette Pekss qui est un ex officier de l’aviation française. Change de lieu de résidence et vit au 13, rue du Château à Neuilly en banlieue de Paris,

Octobre 1949 : Sa première femme part avec ses deux enfants pour Chicago aux USA.

Janvier 1950 : Change d’emploi et se trouve du travail comme trempeur-recuiseur à Reuil-Malmaison (Ateliers Partiots). Changement d’adresse et va vivre au 42 rue Joseph Maistre à Paris 18ième. Son ami de longue date Rosberg part pour le Canada et se rend à Ottawa chez son beau-frère Edgar Jaonzemis.

Octobre 1951 : Il reçoit de la Cunard Steam-Ship Company Limited un titre de voyage pour le Canada que lui fait parvenir Jaonzemis le beau-frère à Rosberg vivant à Ottawa. Il s’empresse d’aller se chercher un titre d’identité officiel et de voyage des autorités françaises afin d’émigrer vers le Canada.

Fin 1951 : Se fait voler tout ce qu’il y a de valeur dans son appartement. Grand découragement.

9 Février 1952 : S’embarque au Havre sur le paquebot SS Scythia ( voir photo) en direction de Halifax aux Canada (16 février). Arrive lors d’une très grosse tempête de neige et prend le train pour Montréal puis Ottawa chez son ami Rosberg qui y travaille.

Mars 1952 : Grâce à Jaonzemis qui est machiniste, il se trouve du travail à Ottawa comme polisseur de métaux (Capital Metal Works). Il est mis au chômage peu de temps après car l’employeur se rend compte qu’il n’a pas toutes les qualifications annoncées.

Avril 1952 : Waldheims et Rosberg, abandonnent Ottawa et se trouvent un emploi à Montréal à 0.85 cent de l’heure comme manœuvre dans un entrepôt de transbordement de diverses marchandises en vrac chez Alexander Warehouse sur la rue St-Christophe. Cet emploi lui donne beaucoup de temps libre où il peut lire durant le jour. Ça lui donnera la possibilité de se consacrer à son projet de recherche.

1952 : Entreprend systématiquement sa rééducation. Lie tous les grands romanciers et auteurs français, allemands et anglais.

Mai 1953 : Bernadette Pekss s’embarque à son tour au Havre sur le paquebot SS Samaria (voir photo) en direction de Québec afin d’aller rejoindre Zanis au Canada. Elle travaillera toute sa vie dans la couture à petit salaire avec des problèmes d’asthme qui lui donnera beaucoup de difficulté à respirer dans son milieu de travail.

1954 : Entreprend de lire L’HISTOIRE ROMAINE de MOMMSEN. Lie : Moulin Rouge de Toulouse Lautrec, Journal Intime de Benjamin Constant, Histoire de la civilisation chinoise de Granet, Jésus de Renan, Biographie de Taine, Michelet de Monod, Histoire de Grèce en anglais par Byree, Les mains sales de Sartre, Romans et nouvelles de Mme de Lafayette, La princesse de Clèves qu’il aimerait traduire en Letton, Histoire de la Littérature Française, 

1954 : Mort de sa mère Pauline Kakstins (1886-1954).

1956 : Début de l’élaboration des ses idées sur la géométrisation inspiré par Maine de Biran et des lectures des auteurs scientifiques touchant à la cosmologie Weyl-Minskowski (idée sur les paramètres d’un monde relatif) et la philosophie entre autre de E.Husserl (phénoménologie, le carré rond) pour ne citer que les principaux, pour déboucher quatre ans plus tard sur un premier « schéma systématique ». Lecture intensive des auteurs scientifiques de différente spécialité et domaine: Bergson, Beth, Piaget, Blanché, de Broglie, Cassirer, Chambal, Chauchard, Couturat, Goldstein, Guichard, Guillaume, Hartman, Heidegger, Heisenberg, James, Kant, Koehler, Lewin, Lupasco, Poincaré, Ruyer, Weizsaecker, etc. qui serviront de base à la genèse de sa pensée.

1953-1961 : Travaille fort le jour comme manœuvre à l’entrepôt, travaille très très fort le soir dans ses recherches sur la géométrisation même s’il a le dos rompu par le travail et la douleur. Il travaillera toutes ses fins de semaines et ses jours de congés en réduisant au minimum ses fréquentations ou ses sorties. Élaboration des premiers schémas en 1956. Nombreux problèmes avec sa première femme à Chicago qui lui réclame de l’argent pour elle et les deux enfants.

1960 : Débouche sur le « schéma systématique » qui sera la pierre angulaire de son « invention » métaphysique qu’il élaborera quelques années plus tard en sa théorie de la géométrisation de la pensée exhaustive.

Note : Le « schéma systématique » sera ni plus ni moins un dessin sur lequel sera intégré un ensemble de concept sorti de diverses sources scientifiques relativement à la nature humaine soit des domaines de la sociologie, de la psychologie, des sciences pures, des mathématiques, de la biologie, de l’anthropologie, de la philosophie etc. Le schéma inclura des concepts d’espace et de temps; de sensibilité et d’intelligibilité; de matière et d’énergie; du gauche, du droit, d’en haut, d’en bas; de transformation; d’extérieur à d’intérieur; de input et output; d’extension et d’intensité et du moyen terme sur lequel il viendra à développer ses idées sur la philosophie à tiers inclus et d’unité de sens, c’est à dire de regrouper des ensembles de mots qu’il viendra à plaquer sur son schéma pour sensibiliser la pensée à penser en fonction d’une harmonie et que son système semble s’appliquer à l’humain s’il veut changer et comprendre. De là il élaborera une métaphysique qu’il cherchera à transmettre aux autres tant son système de pensée semble universel pour éveiller les consciences.

1961-1972 : Abandonne le travail et se consacre à plein temps pour une courte période au début mais qui durera finalement dix longues années dans une aventure humaine et intellectuelle unique qui visera à refaire les bases du model de pensée des humains c’est à dire son mode d’intellection.

Période très difficile sur le plan matériel qui ne comptera que sur le maigre salaire de sa compagne Bernadette pour subsister en plus d’avoir à subir la désapprobation de sa belle-famille et de son beau-frère prêtre qui condamne leur union illégitime de concubinage. Pour ne pas lâcher dans ses moments de très grand découragement et d’isolement tant physique, social et intellectuel, il travaillera d’arrache pied en regardant toujours en avant et pour seule récompense de son dur labeur, il verra successivement des petits progrès dans ses idées qui lui donneront une immense satisfaction intellectuelle et la fierté d’être le premier dans cette aventure visant la réhabilitation de la métaphysique pour un monde meilleur à partir d’un système géométrique et esthétique qui débouche sur l’art et maintenant la philosophie.

1963 : Termine son essai qu’il intitule « LA DESCRIPTION DU SCHÉMA DE L’ENTENDEMENT ». Ce travail se veut une description en treize chapitres de 243 figures géométriques. Elle inclut un avant propos de quatre pages et un texte explicatif de 16 pages.

Juin 1963 : Écrit à l’ambassadeur de la France au Canada dont copie de sa lettre à Charles de Gaule président de la République Française dans le but de solliciter l’aide de son gouvernement pour entrer en contact avec le professeur Paul Chauchard, Directeur d’Études à l’École des Hautes Études Paris – 5ème, dont il estime beaucoup les travaux.

Novembre 1963 : Écrit au professeur Paul Chauchard en mentionnant l’immense respect qu’il a envers sa haute moralité scientifique dont il souhaite la collaboration et ses impressions au point de vue scientifique à l’égard du schéma. Aucune réponse. Fin.

2 Novembre 1963 : Mariage de Zanis et Bernadette dans une église anglicane à  Montréal

1964 : Écrit un texte « Exposition de mon projet », où il décrit le but de son projet d’abstraction géométrique.  Bon texte. Inclut aussi son « Résumé de mes recherches sur le problème de construire un système géométrique de l’entendement, de la psychologie et de l’épistémologie à la fois ». 17 pages. Reprend la description des treize chapitres décrivant les figures géométriques. Inclus aussi comme exemple 13 dessins originaux à un dessin par page avec annotations et description.

Juin 1964 : Sollicite la Compagnie canadienne de l’exposition universelle de 1967 dans le but de proposer un projet d’exposition de ses idées et de ses œuvres et entreprend une correspondance qui débouchera sur maintes frustrations et déceptions et de leur refus en avril 1966 sous le prétexte que « le temps hélas trop court ne nous permet aucun changement dans le scénario de nos pavillons et deuxièmement le public qui visitera l’Expo n’est pas suffisamment spécialisé pour apprécier ces recherches beaucoup trop technique ». Grande frustration.

Novembre 1964 : Au bout de ses économies, il fait une demande d’aide à la création et à la recherche au Ministère des Affaires Culturelles du Québec qui lui répond dans la négative en février 1965 prétextant qu’il ne pouvait l’aider « pour le moment ».

Février 1965 : Sollicite le directeur du Musée d’Art Contemporain de Montréal dans le but d’avoir de l’aide pour faire naître cette philosophie plastique. Brève correspondance qui ne déboucha sur rien. Fin.

1960 à 1965 : Exécute une production de 70 tableaux datés et non datés. Tableau # 51 à 122.

Février 1966 : Consulte un bureau de marque de commerce à Montréal dans le but de breveter son invention. Il se fait répondre que c’est impossible car les brevets d’inventions ne peuvent s’appliquer qu’aux inventions mécaniques ou analogues ou chimiques. Il lui suggère quand même d’obtenir par leur intermédiaire et moyennant une somme de $75.00 pour frais d’enregistrement, un droit d’auteur sur la description de sa création ou même observation. NOTE : Dans l’exposé de son idée au bureau de marque de commerce, il parle d’un « art qui cherche l’harmonie entre le beau et le vrai dans la connaissance de même qu’elle cherche la compréhension entre le bien et le juste ».

Février 1966 : Sollicite le Conseil National de Recherche du Canada pour les intéresser à ses idées. Il envoie la même lettre que celle envoyé précédemment au bureau de marque de commerce. Reçoit une réponse qui lui suggère qu’il serait peut-être profitable de chercher à discuter ses idées psychologiques avec quelques membres de la Faculté de Psychologie de l’Université de Montréal.

Correspond avec sa fille Valda qui vie avec sa mère aux USA et qui veux soumettre les idées de son père à l’Université du Michigan. Aucun succès.

Mars 1966 : Écrit au docteur Wilder Penfield du Montreal Neurological Institute and Hospital pour lui demander un point de vue sur son travail de recherche. Le docteur Penfield lui répond gentiment qu’il ne peut s’occuper d’une telle œuvre, car il a d’autres engagements professionnels qui l’occupe mais il prend la peine de préciser dans sa lettre « Your very interesting manuscript has arrived and i have looked through it with admiration for the care and the study that you have shown,,, I cannot give this work the attention it deserves ». Cette lettre le réconfortera énormément et lui donnera le courage de continuer malgré sa déception.

Mars 1966 : Écrit au docteur D.O.HEBB du département de psychologie de l’Université McGill pour lui demander son point de vue sur son travail de recherche. Le docteur Hebb lui répond dans la négative comme quoi il est trop engagé dans d’autres travaux toutefois il est très encourageant en lui écrivant  “ I have read far enough to realize that this is a profoundly different approach from any current theory, which means that it will require close attention and will take much time for its mastery  . . . and thus I will be unable to study your work and the elaboration of the ideas inherent in your beautiful designs.” Autre signe d’encouragement.

1966 : Dispute avec le Conseil Des Arts du Canada qu’il avait sollicité à la suite d’un article paru dans La Presse qui annonçait des subventions d’aide aux artistes de toutes disciplines. Après avoir envoyé tous les documents de sa théorie et son curriculum vitae on refuse de l’aider.

1966 : Écrit un texte « Résumé des principes d’une méthode » où il reformule en trente pages ses idées sur l’abstraction géométrique. Inclus aussi 10 figures géométriques originales et le nom des auteurs scientifiques et de leurs ouvrages qu’il a le plus utilisé pour élaborer les principes de la géométrisation de l’entendement. Ex : Bergson, Blanché, Cassirer, Guichard, Hartmann, Heidegger, Heisenberg, Husserl, Jung, Kant, Ruyer, Russell, Whitehead, Ashby etc. . .

1966 : Exécute une production de 12 tableaux. Tableau # 123 à 134.

1967 : Exécute une production de 19 tableaux. Tableau # 135 à 154.  Le tableaux # 142, « La montée de la conscience » est un point tournant dans son cheminement. Il lui est inspiré par le Père Jésuite Pierre Teilhard de Chardin et le scientifique R.Arnheim dans son livre « Une psychologie de l’Art ».

1968 : Exécute une production de 44 tableaux. Tableau # 155 à 199.

1969 : Exécute une production de 36 tableaux.  Tableau # 200 à 236.

1970 : Dépose 28 octobre 1970 au Bureau du Droit d’Auteur à Ottawa, une demande de droit d’auteur pour sa théorie sur la géométrisation enregistré au numéro 66-217575 en tant qu’Œuvre littéraire non publiée. Travail magistral en trois sections sur 229 pages où il développe au premier chapitre les idées qui composent sa théorie sur l’abstraction géométrique; au deuxième chapitre il décrit son approche de la géométrie en tant que différente de l’approche Euclidienne et la troisième partie est illustré en 314 figures géométriques son univers abstrait. Cette dernière section est également la dernière révision complète de son model qui est passé de 282 figures à 314 figures. Nombreuses notes de travail pour l’élaboration des chapitres qui compose sa géométrisation.

1970 : Aucune production de tableaux.

1971 : Exécute une production de 13 tableaux. Tableau # 237 à 250.

1972 : Par l’entremise d’un ami letton du nom de Caone, il trouve du travail comme commissionnaire dans une grosse compagnie de construction de Montréal (BG CHECO Engineering).

1972 : Contacte une agence américaine de brevet pour son invention intitulée « Goemetry system of exhaustive thinking ». Aucune suite.

1972 : Exécute une production de 22 tableaux. Tableau # 251 à 273.

Mars 1973 : Remplis un formulaire dans le but de contacter une agence de brevet québécoise pour savoir s’ils seraient intéressés à développer une invention « plutôt théorique ». Quelques correspondances sans suite.

1973 : Exécute une production de 1 tableau. Tableau # 274.

Juillet 1974 : Rencontre de Yves Jeanson qui travail pour la même compagnie que lui en tant qu’apprenti concepteur en système électrique pour les navires. Il deviendra son collaborateur et ami.

1974 : Exécute une production de 10 tableaux. Tableau # 275 à 285.

1975 : Commence son premier cahier d’esquisses. 145 pages avec notes.

1975 : Exécute une production de 16 tableaux. Tableau # 286 à 302.

Février 1976 : Première exposition de ses œuvres à la bibliothèque municipale de la ville de Lachine sous le patronage de Yves Jeanson. Jacques Beauchamp, le directeur de la bibliothèque en se faisant critique de l’exposition, écrivait dans le journal local, Le Messager « Le nom de Waldheims ne veut peut-être rien dire pour nous, mais qu’importe le nom quand l’œuvre parle pour elle-même... Son géométrisme s’apparente au style « hard edge » mais va plus loin encore. Les formes sont beaucoup plus souples et esthétiques . . . Waldheims à réussi à toute fin pratique l’heureuse association entre la forme et la couleur au bénéfice d’une expérience visuelle sans précédent ». À cette exposition, la toute première de sa vie, on pouvait voir exposé 104 tableaux parmi les plus beaux de sa production répartis sur quatre murs d’une salle selon une douzaine de thématiques. Le titre de l’exposition était : EXPOSITION D’UN ART INTÉGRANT et sur la page titre d’un petit feuillet il avait redessiné la forme qu’il avait intitulé la montée de la conscience, le tableau # 142.

Automne 1976 : Se fait mettre à la retraite par son employeur.

1976 : Exécute une production de 11 tableaux. Tableau # 303 à 312.

1977 : Exécute une production de 41 tableaux. Tableau # 313 à 354.

1978 : Exécute une production de 36 tableaux. Tableau # 355 à 391.

1979 : Exécute une production de 19 tableaux. Tableau # 392 à 411.

1980 : Commence son deuxième cahier d’esquisses. 113 pages avec notes.

1980 : Exécute une production de 32 tableaux. Tableau # 412 à 444. Prépare, à partir de matériaux que lui recommande et  procure Yves Jeanson, des sculptures tridimensionnels en mousse de polyuréthane.

Novembre 1981 : Deuxième exposition de ses œuvres dans une école primaire de Mont St-Hilaire sous le patronage de Yves Jeanson. Exposition avant tout préparée à l’intention des enfants d’une école primaire en collaboration avec une enseignante de l’école. Pour la première fois, il y avait d’exposé des sculptures en mousse de polyuréthane blanc représentant ses tableaux. Le tableau avait donc son équivalent tridimensionnel et le but de l’exercice était de stimuler l’imaginaire des enfants.

1981 : Exécute une production de 33 tableaux. Tableau # 445 à 478.

Septembre 1982 : Troisième exposition de ses œuvres et de ses sculptures sous le patronage du Collège Jean Bréboeuf et de Madame Monique Brunet Weiman critique d’art.
-Note : Il suivait des lectures sur différents sujets donnés au Collège et une conférencière s’est intéressée à son travail. Après qu’elle eue visitée son appartement, elle lui a suggéré de faire une exposition au Collège. Pour cette exposition, il avait préparé un petit fascicule à l’intention des étudiants. Il fut bien reçu mais pas par certains enseignants en philosophie.

1982 : Exécute une production de 28 tableaux. Tableau # 479 à 507.

1983 : Commence son troisième cahier d’esquisses. 119 pages avec notes.

1983 : Exécute une production de 42 tableaux. Tableau # 508 à 550.

1984 : Exécute une production de 42 tableaux. Tableau # 551 à 593. Écrit à l’intention des membres de l’Université du troisième âge dont il est membre, un petit travail intéressant sur Wilhem Ostwald, un ex-compatriote letton prix Nobel de Chimie en 1909, pour montrer qu’à tout âge il est possible de réaliser de grandes choses en dehors de son cadre purement professionnel. L’exposé de Ostwald porte sur la couleur.

Septembre 1985 : Entreprend avec Pierre Yves Jeanson, un baccalauréat en philosophie à l’université du Québec à Montréal.

Septembre 1985 : Apprend la mort de sa première femme Irène Milga.

1985 : Exécute une production de 24 tableaux. Tableau # 594 à 618.

1986 : Exécute une production de 5 tableaux et fin. Tableau # 619 à 623.

1987 : Prépare un fascicule de 50 pages où il épure ses concepts pour les généraliser d’avantage. Fascicule préparé avec une introduction sur l’énoncé de ce qu’est l’unité géométrisée de sens et son programme; reprend quatre dessins pour illustrer la décomposition du carré euclidien en son carré rond de la phénoménologie de Husserl; donne une explication de 23 figures particulières pour faire comprendre son abstraction géométrique et 13 planches de recherche dont un « schéma ». Ce fascicule sera son dernier plan de travail. Il y introduira une nouvelle approche en illustrant certains concepts à partir d’un cadran de la géométrique cartésienne.

Septembre 1988 : Il reçoit son baccalauréat en philosophie de l’Université du Québec à Montréal. Il obtient 7 notes A, 15 notes B,  6 notes C, 1 note D, 2 notes E.

A en : Histoire du concept philosophique, Lectures dirigées, Phénoménologie, Méta-Éthique, Philosophie et Esthétique, Modèle de la Renaissance et Philosophie, Introduction à la Philosophie Politique, Art et Utopie.

B en : Introduction à l’Épistémologie, Introduction à la Philosophie du Langage, Théorie et Pratique (Introduction), Épistémologie Historique, Sémiologie et Sémantique, Wittgenstein, Concept de l’Ontologie Contemporaine, Signification et Subjectivité, Métaphysique, Pragmatique, Problème Philosophique issu du développement de la Théorie Psychanalytique, Théorie de l’Idéologie et Activité Symboliques, Une Tendance de l’Art Actuel depuis 1968, Problème d’Histoire Québécoise et Canadienne.

C en : Initiation au Travail Philosophique, Concept Fondamentaux du Marxisme, Hegel, Théories de l’Interprétation, Philosophie et Littérature, Europe de l’Est depuis 1918.

E en : Logique 1, Épistémologie des Sciences de la Nature.

Juin 1989 :   Visite de sa nièce d’Allemagne, la petite fille de son oncle Janis Kakstins.

1990 : Écrit un petit fascicule où il expose l’histoire principale de sa démarche philosophique artistique et de penseur entreprise sur plusieurs années. Bon texte, poignant. Il inclu aussi les phrases qui l’ont le plus impressionné : Maine de Biran, Goethe, René Huyghe, Benda, Leonard de Vinci, Moles, Husserl, Whitehead, Read, D.Donis, Broglie, Brion, Poincaré, Piaget, Vasarely et donne une bibliographie assez exhaustive des principaux auteurs qu’il a lu soit : 20 auteurs en histoire; 33 auteurs en sociologie et politique; 53 auteurs en psychologie; 14 auteurs en éducation; 19 auteurs en linguistique; 34 auteurs en philosophie; 30 auteurs entre la science et la philosophie; 15 auteurs en cybernétique; 26 auteurs en sciences pures; 33 auteurs en art.

Printemps 1991 : Sous l’insistance de Yves Jeanson, il entreprend de réécrire sa théorie de la géométrisation de la pensée exhaustive. Il y travaillera d’arrache pied en collaboration avec Yves Jeanson qui corrigera les textes pour en avoir une plus grande intelligibilité. Son travail fera douze chapitres pour un total d’environ 321 pages avec des dessins.

Mai 1992 : Sous l’initiative de Yves Jeanson, il participe à la Maison de la Culture Frontenac à une exposition intitulée : L’art Brut organisé par Madame Pascale Galipeau conservatrice et ethnologue. Il y prononcera une conférence sur son art et ses idées.

Juillet 1992 : Deuxième phase au musée de Lachine de l’exposition sur L’art Brut.

13 Mars 1993 : Mariage officiel et catholique de Zanis et Bernadette à l’église Saint Louis de France. Premiers signes de maladie qui le conduira à sa mort. Tempête de neige du siècle .

19 Juillet 1993 : Décès suite d’un cancer généralisé. Il est enterré au cimetière de la Côte des Neiges au cadastre numéro L341.

FIN
La vie de Zanis Waldheims
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